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BOISSIER Gaston  

Promenades Archéologiques I

2-84137-330-7 - Année : 2017 - 784 Pages - 34 €
Précédé de
Des Ruines et des Mots par Claude Louis-Combet
et
Gaston Boissier ou les rê
veries d'un promeneur solidaire par Claude Aziza

A paraître en OCTOBRE 2017
COMMANDE


Après un voyage en Italie, vers la fin de 1876, j’avais essayé de faire connaître aux lecteurs de la Revue des deux mondes le résultat des fouilles qui ont été exécutées à Rome dans ces derniers temps. On m’a demandé de réunir en un volume les articles que j’ai publiés à cette occasion. Il a semblé qu’un ouvrage un peu moins superficiel que ne le sont les guides ordinaires, et cependant accessible aux gens du monde, pourrait rendre quelques services aux voyageurs sérieux qui veulent être bien renseignés, et que, même pour les gens qui restent chez eux, il ne serait pas sans intérêt de voir par quelques exemples combien les études archéologiques éclairent les faits de l’histoire. (G.B.)

Ce volume contient :
Promenades archéologiques : Rome et Pompéi (1880) 
Nouvelles promenades archéologiques : Horace et Virgile (1886) 
L'Afrique romaine. Promenades archéologiques en Algérie et en Tunisie (1895)

Gaston Boissier : Né à Nîmes, professeur de rhétorique à Angoulême et ensuite au lycée Charlemagne de Paris, maître de conférences à l’École normale et professeur au Collège de France (titulaire de la chaire de poésie latine  et de la chaire d'histoire de la littérature latine). Collaborateur de La Revue des Deux Mondes. En 1876, il est élu membre de Académie française, dont il devient le secrétaire perpétuel en 1895. En 1886, il est élu membre de Académie des inscriptions et belles-lettres.




Préface
Claude Louis-Combet

Précédé de Gaston Boissier ou les rêveries d'un promeneur solidaire par Claude Aziza

Rome, Pompéi 

Pompéi
 
1880

Préface à la troisième édition
Préface

chapitre premier
  Le Forum


I
Importance du Forum jusqu’à la fin de l’empire. — Etat dans lequel il se trouvait au commencement de ce siècle. — Fouilles de M. Pietro Rosa. — Essai de restauration de M. Dutert. — Administration de M. Fiorelli.

II
La voie Sacrée depuis l’arc de Titus jusqu’au Forum. — Le temple de Vesta. — La demeure des vestales, Atrium Vestæ. — Les vestales et les religieuses chrétiennes. — La vue du Palatin.

III
Le Forum des rois et de la république. — Emplacement du comitium et de la curie. — La première tribune aux harangues. — Les boutiques vieilles et les boutiques nouvelles. — Construction des basiliques.

IV
Le Forum de l’empire. — Comment on est parvenu à en reconnaître et à en désigner les principaux monuments. — Stace et la statue de Domitien. — La basilique Julia, — Les temples de Saturne et de Castor. — Ceux de Vespasien et de la Concorde. — La tribune aux harangues de l’empire et le Græcostadium. — Ce qui reste à découvrir. — Le centre du Forum. — Les rues qui l’entouraient. — La voie Sacrée.
 
V
Effet que produit d’abord le Forum. — Absence de symétrie. — Peu d’étendue de la place.— Usages très variés auxquels elle servait. — Assemblées politiques. — Comment les orateurs s’y faisaient entendre. — Comment la place contenait tout le peuple qui devait s’y réunir.


chapitre second
   Le Palatin

I
Comment ont été entreprises les fouilles du Palatin. — La Roma quadrata et les murs de Romulus. — Le temple de Jupiter Stator. — Ce qui reste de l’époque des rois. — Antiquité de l’écriture chez les Romains et conséquences qu’on en peut tirer. — Le Palatin sous la république. — Pourquoi les fouilles sont toujours si fécondes à Rome.

II
La maison d’Auguste au Palatin. — Comment elle devint peu à peu un palais. — Ce qui en reste. — Emploi du marbre à l’époque impériale. — Procédés nouveaux dans l’art de bâtir. — Le palais de Tibère. — Celui de Caligula. — Le cryptoportique où périt Caligula. — La maison de Livie et ses peintures. —
Le palais de Néron.

III
Les Flavii et leur politique. — Description du palais de Domitien. — Palais de Sévère. — La loge impériale sur le grand cirque. — Logements des soldats et des serviteurs.

IV
Aspect de la colline au troisième siècle. — Elle contient des édifices de tous les temps. — Monuments de l’époque impériale. — Différences avec les palais d’aujourd’hui. — Beauté de l’ensemble.


chapitre troisième
   Les Catacombes

I
Importance que les chrétiens attachaient à la sépulture. — Les catacombes sont leur œuvre et non pas d’anciennes carrières abandonnées. — Comment ont-ils été amenés à les creuser. — Hypogées des divers cultes dans la campagne romaine. — Règles adoptées par l’Église pour les sépultures.

II
Première impression d’une visite aux catacombes. — Immensité des nécropoles et conséquences qu’on en peut tirer. — Diffusion rapide du christianisme. — La religion se sépare de la famille et de la patrie. — Les catacombes sont le plus ancien monument du christianisme à Rome. — Souvenirs qu’elles renferment des temps de persécution. — Souvenirs des jours de triomphe.

III
Les inscriptions et les peintures aux catacombes. — Caractère des inscriptions les plus anciennes. — Naissance de l’art chrétien. — Quels furent les premiers sujets traités par les artistes des catacombes. — Imitation des types antiques. — Reproduction des sujets chrétiens. — Le symbolisme. — Origine de la peinture d’histoire. — Ce que les artistes chrétiens gardent de l’art antique

IV
Le cimetière de Calliste. — M. de Rossi parvient à le retrouver. — Indices qui lui permettent de découvrir les tombes des martyrs. — Travaux accomplis après Constantin dans les cryptes célèbres. — Graffiti des pèlerins. — Pourquoi le cimetière a-t-il pris le nom de Calliste ? — Histoire de ce pape, d’après les Philosophumena. — Pourquoi les papes du troisième siècle ont été ensevelis dans le cimetière de Calliste, et comment il devient la propriété de l’Église. — Découverte de la crypte papale.

V
Résultats principaux des découvertes de M. de Rossi. — Ses opinions nouvelles sur l’origine et l’histoire des cimetières chrétiens. — Ils commencent par être une propriété particulière. — Comme tels ils sont sous la protection de la loi. — Comment ils se sont développés. — De quelle manière ils deviennent la propriété de l’Eglise. — Premiers rapports de l’Église avec l’autorité civile. — Caractère de ces rapports. — L’Église primitive et les grandes familles. — Comment on peut tirer profit des Actes des martyrs



chapitre quatrième
   La villa d’Hadrien

I
L’empereur Hadrien. — Jugements divers qu’on a portés sur lui. — Le prince et l’homme. — Raisons qui expliquent qu’on ne l’ait pas aimé. — Son goût pour les Grecs. — Les voyages dans l’antiquité. — Voyages d’Hadrien.

II
Site de la villa d’Hadrien. — Magnificence des constructions. — Ce que l’empereur se propose en la bâtissant. — Parties qu’on peut reconnaître. — La vallée de Tempé. — Le Pœcile. — Canope. — L’habitation privée. — Le Natatorium. — Les appartements de réception. — La Piazza d’oro. — La basilique. — Les théâtres. — Les bibliothèques. — Les salles des lectures publiques. — Les Enfers.

III
Les Romains ont-ils compris et aimé la nature ? — Raisons qu’ils avaient pour quitter la ville. — Horace à Tibur. — Goût de tout le monde pour la campagne. — Comment y vivait Pline le Jeune. — Ses villas. — Ses jardins. — Sites que les anciens préféraient. — La vue qu’on a du Pœcile.


chapitre cinquième
  Ostie

I
Ostie moderne. — Aspect de la plaine qui recouvre l’ancienne Ostie. — Comment la ville a été abandonnée. — Premières fouilles qu’on y a faites. — Travaux de M. Visconti. — Découverte de la Voie des tombeaux. — Maison appelée le Palais impérial. — Le grand temple et la rue qui va vers le Tibre. — Les magasins situés le long du fleuve.

II
Pourquoi le port d’Ostie fut fondé. — Les distributions gratuites de blé à Rome. — Difficulté d’approvisionner Rome. — Création du port de Claude. — Le port de Trajan. — Le Palais impérial. — La ville de Portus. — Magnificence d’Ostie et de Portus.

III
Les monuments religieux d’Ostie. — Établissement et progrès rapide du christianisme. — Le Xenodochium de Pammachius. — Le prélude de l’Octavius de Minutius Félix. — Mort de sainte Monique.


chapitre sixième
  Pompéi

I
Les fouilles de Pompéi sous la direction de M. Fiorelli. — Souvenirs qu’on a trouvés de son ancienne histoire. — Ce qui reste à en déblayer. — Convient-il d’y continuer les travaux commencés ? — Découvertes récentes qu’on y a faites. — La fresque de l’Orphée. Les livres de compte du banquier Jucundus. — La nouvelle Fullonica.

II
Ce que nous apprend surtout Pompéi. — La vie de province dans l’empire romain. — Difficulté de la connaître. — Comment Pompéi nous la met sous les yeux. — Tout l’empire reproduit les usages de Rome. — l’aristocratie de Pompéi. — Caractère des maisons pompéiennes.

III
Les peintures de Pompéi d’après les travaux de M. Helbig. — Grand nombre de tableaux mythologiques. — Caractère de ces tableaux. — Les peintures de Pompéi ne sont pas originales. — Pourquoi les critiques du premier siècle traitent si sévèrement la peinture de leur temps. — A quelle école les artistes pompéiens empruntaient-ils le sujet de leurs tableaux ? — La peinture alexandrine ou hellénistique. — Les tableaux d’appartement. — Caractère général de la peinture hellénistique. — Jusqu’à quel point les artistes pompéiens reproduisaient-ils fidèlement leurs modèles ? — Quel est le mérite particulier des peintures de Pompéi ?


IV
D’où viennent les ressemblances qu’on remarque entre les peintures de Pompéi et la poésie du siècle d’Auguste. — Les peintres et les poètes s’inspirent des mêmes modèles. — La littérature latine imite l’école poétique d’Alexandrie. — Catulle. — Virgile. — Properce. — Ovide. — Différences entre les peintres de Pompéi et les poètes romains. — La peinture n’est jamais devenue romaine. — Répugnance des artistes pompéiens à traiter des sujets empruntés à l’histoire ou aux légendes de Rome. — Est-il vrai que Pompéi soit une ville grecque ? — Caractère national de la poésie du siècle d’Auguste.      

V
La bourgeoisie de Pompéi. — Les pauvres gens. — Où habitaient-ils ? — Auberges et cabarets. — Occupations et plaisirs communs aux pauvres et aux riches. — Les élections municipales. — Les spectacles. — Comment peut-on connaître la vie privée des Pompéiens ? — Les inscriptions et les graffiti. — Services qu’ils nous rendent.      



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Horace et Virgile

1899

chapitre premier
La maison de campagne d’Horace      

I
Comment Horace a connu Mécène. — Caractère de Mécène. — De quelle manière on vivait chez lui. — Le palais de l’Esquilin.      

II
Horace était-il vraiment un ami de la nature ? — La deuxième épode. — Comment le séjour de Rome lui devint insupportable. — Résultats qu’eut pour lui son intimité avec Mécène. — Les solliciteurs et les fâcheux. — Joie qu’il dut éprouver quand Mécène lui donna le bien de la Sabine.      

III
Voyage à la maison de la Sabine. — Le temple de Vacuna. — Roccagiovine. — Fonte dell’Oratini. — Position probable de la maison. — Étendue du domaine d’Horace. — Agrément du site.      

IV
Réputation de la maison de campagne d’Horace parmi les poètes romains. — Situation des poètes à Rome. — Rapports d’Horace et de Mécène. — Comme le poète se fit respecter du grand seigneur.
 
V
Comment Horace vivait à sa campagne. — Ses voyages. — Il s’habitue à ne plus regretter Rome. — Ses dernières années.


chapitre deuxième
Les tombes étrusques de Cornetto

I
Comment Tarquinies a disparu. — Corneto. — Ce qui reste à Corneto du Moyen Âge et de la Renaissance. — Les tombes étrusques. — Aspect général.

II
Importance de la sépulture chez les Étrusques. — Les peintures des tombes. — On y trouve peu de scènes tristes. — Comment expliquer qu’on y ait représenté si souvent des banquets et des jeux. — Exactitude de ces peintures. — Le costume des personnages est celui des anciens Romains. — Petit nombre des représentations mythologiques et conséquences qu’on en peut tirer. — Les Étrusques acceptent les fables grecques. — Tomba dell’Orco. — Ce que ces fables deviennent chez eux. — Charun.

III
Les peintures des tombes sont le seul moyen que nous ayons de connaître la civilisation étrusque. — Tombes anciennes. — Elles ne se distinguent pas de celles des autres peuples italiens. — A quel moment on y trouve l’ambre et pourquoi on ne l’y retrouve plus un peu plus tard. — Vasi di bucchero nero. — Influence des Carthaginois. — A quel moment elle a dû commencer. — A-t-on le droit de conclure de la présence d’objets phéniciens dans les tombes de l’Étrurie à l’origine orientale des Étrusques ? — Influence de la Grèce — A quelle époque elle s’exerce. — Peut-on dire que l’art étrusque n’ait jamais eu aucune originalité ? — Peintures de Cœre. — Décadence et fin de l’art étrusque.


chapitre troisième
Le pays de l’Éneide

I
LA LEGENDE D’ÉNÉE

I
Les légendes. — Pourquoi elles méritent d’être étudiées. — La légende d’Énée. — Comment elle a pris naissance. — Énée dans l’Iliade. — Homère suppose la race des Énéades fixée sur le mont Ida. — Les voyages d’Énée. — Comment en est-on venu à supposer qu’il avait quitté l’Asie. — Le culte d’Aphrodite Énéenne. — Formation de la légende.

II
Comment la légende d’Énée a pénétré en Italie. — Opinion de Niebuhr. — Elle ne se substitue pas aux légendes italiennes, mais plutôt s’y superpose. — On la rattache aux origines de Lavinium. — Hypothèse de Schwegler. — Par quel travail d’assimilation Énée arrive à prendre une physionomie italienne. — Comment les Grecs communiquent la légende aux Italiens. — De quelle manière elle est reçue. — Les Romains ne sont pas hostiles aux idées et aux usages de l’étranger. — Influence de la Grèce sur Rome dès les premiers temps.

III
A quel moment la légende a-t-elle été connue des Romains ? — Elle est mentionnée pour la première fois à l’époque de la guerre de Pyrrhus. — Importance qu’elle prend après les guerres puniques. — La légende chez les poètes. Nævius. — La légende chez les historiens et les grammairiens. Caton, Varron. — La légende chez les artistes. — Pourquoi a-t-elle été plus répandue chez les Romains que chez les Grecs ?

IV
Quelle raison avait Virgile de choisir la légende d’Énée pour sujet de son poème ? — L’épopée historique et l’épopée mythologique. — L’Énéide est à la fois une épopée mythologique et historique. — Pourquoi Virgile a-t-il préféré Énée à Romulus ? — Dans quel sens on peut dire que l’Énéide a été populaire.        

II
ÉNÉE EN SICILE
I
Comment Virgile a fait la connaissance de la Sicile. — Pollion lui donne le conseil d’imiter Théocrite. — Par quelles qualités Théocrite à dû plaire à Virgile. — Le Moretum. — Pourquoi Virgile n’a pas continué à écrire des poèmes réalistes. — La Sicile dans les Bucoliques.

II
La Sicile à l’époque de Virgile. — Caractère des Grecs de la Sicile. — Pourquoi ils étaient attachés à la domination romaine. — La Sicile pillée et ruinée par les gouverneurs romains. — Ce que les voyageurs allaient chercher en Sicile. — Merveilles de la nature. — Merveilles des arts. — Les monuments à cette époque. — Temples publics. — Galeries particulières. — Chapelle d’Heius. — Goût des Romains de ce temps pour les œuvres d’art. — Le portrait de Verrès par Cicéron. — Ce qui devait plaire à Virgile dans la Sicile.
 
III
Le troisième livre de l’Énéide. — Énée en Épire. — Il touche à l’Italie. — Tarente. — Il passe en Sicile. — L’Etna. — L’île d’Ortygie. — La fontaine d’Aréthuse. — Agrigente. — Quels devaient être les sentiments de Virgile quand il parcourait les ruines des cités grecques de la Sicile. — Drepanum. — Mort d’Anchise.

IV
Retour d’Énée en Sicile. — Le cinquième livre de l’Énéide. — Le mont Eryx. — Le temple de Vénus Érycine. — Jeux funèbres en l’honneur dAnchise. — La course des vaisseaux. — Incendie de la flotte. — Ségeste. — Départ d’Énée pour l’Italie.

III
OSTIE ET LAVINIUM

I
Les deux parties de l’Énéide. — Caractère des six derniers livres. — Virgile y est au cœur de son sujet. Perfection de la composition. — Le dessein du poète y ressort mieux. — Patriotisme de Virgile. — Comment il a groupé l’Italie entière autour de son œuvre.

II
Énée aborde sur la plage d’Ostie. — Comment Virgile la dépeint. — Aspect qu’elle a de nos jours. — De quelle manière Énée reconnaît qu’il est parvenu au terme de son voyage. — Le miracle des tables mangées. — La laie blanche et les trente petits. — Ce que signifiait autrefois cette légende et modifications qu’elle a subies.

III
Lavinium. — Sa décadence sous l’Empire. — Le culte des Pénates. — Ce qui reste de l’ancienne ville. — Pratica. — Ce qu’on voit de la tour des Borghèse. — La plaine du Latium. — L’élément latin et l’élément sabin dans la cité romaine.    

IV
Énée va voir Évandre à Pallantée. — Le camp des Troyens à Ostie. — Il est assiégé et presque pris en l’absence du chef. — L’incendie des vaisseaux. — Épisode de Nisus et d’Euryale.


IV
LAURENTE

I
Le dixième livre de l’Énéide. — Assemblée des dieux. — Retour d’Énée. — La guerre dans le poème de Virgile. — Comment il a peint les divers peuples italiques. — Pourquoi il ne leur a pas donné des traits plus distincts.

III
Tor Paterno — Caractère des ruines qu’on y trouve. — La villa de Commode. — Marche d’Énée sur Laurente. — L’embuscade de Turnus. — Situation probable de Laurente.

IV
Le palais de Latinus. — Comment Virgile compose ses descriptions. — Pourquoi il ne reproduit pas exactement celles d’Homère. — Mélange d’époques diverses. — Unité de l’ensemble.

V
Combat d’Énée et de Turnus. — Artifices dont se sert Virgile pour le retarder. — Le champ de bataille. — Différence entre le combat d’Énée et de Turnus et celui d’Achille et d’Hector.


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L’Afrique romaine

Algérie et Tunisie
1895
Promenades archéologique
en Algérie et en Tunisie

chapitre premier
   Les indigènes

I
Origine des Numides d’après le roi Hiemspsal. — D’où lui venaient ces renseignements. — Ce qui, dans le récit de Hiempsal, appartient aux Grecs et aux Numides. — Diversité d’aspect des indigènes. — Unité de leur langage. — L’alphabet libyque. — Les Berbères.

II
Comment se sont formés les royaumes berbères. — Massinissa. — Il défait Syphax et s’empare de Cirta. — Constantine. — Mort de Sophonisbe.

III
Jugurtha. — Caractère de l’histoire de Salluste. — Ce qu’on y trouve pour la connaissance des indigènes et de leur pays.

IV
Juba Ier vaincu à Thapsus par César. — Juba II roi de Maurétanie. — La reine Cléopâtre. — Césarée. — Le muséede Juba II. — Fin de la dynastie de Massinissa.

chapitre second
Carthage

I
Les Phéniciens. — Leur caractère. — Leur commerce. — Etablissements qu’ils fondent. — Carthage

II
Byrsa. — L’emplacement de Carthage. — Ce qui reste de la ville punique. — Les tombes carthaginoises. — Les stèles de Tanit.

III
Le quatrième livre de l’Enéide. — Pourquoi Virgile a fait Didon amoureuse. — Peinture de sa passion. — Pourquoi elle y résiste. — Caractère d’Enée.

IV
Le second Scipion à Carthage. — Surprise de Mégara. — Carthage coupée de la terre ; — puis de la mer. — Les ports de Carthage. — Les Carthaginois équipent leur dernière flotte. — Prise de Carthage.


chapitre troisième
L’administration et l’armée

I
Politique timide de la république en Afrique. — Comment on peut l’expliquer. — Système du protectorat. — Occupation retreinte. — Comment les Romains y renoncent sous l’empire. — Etendue de leurs possessions.

II
La province proconsulaire. — La Numidie. — Comment les Romains ont résolu la question du gouvernement civil et du gouvernement militaire. — Les deux Maurétanies.

III
L’armée romaine d’Afrique. — Nombre des soldats. — Emplacement des postes. — Castella et burgi. — Communications télégraphiques. — Les grands chemins. — Appel de troupes étrangères. — Les goums.

IV
La troisième légion augusta. — Elle s’établit à Lambèse. — Inspection de l’empereur Hadrien. — Les légionnaires obtiennent le droit de se marier. — Le camp de Lambèse. — Le prætorium. — Le camp n’était la demeure ni des soldats ni des officiers.

V
La ville de Lambèse. – Son histoire. — Le temps d’Esculape. — Les soldats et les officiers en famille. — Dispositions des soldats pour leurs chefs. — Caisse des retraites. — Les associations militaires.

VI
Services qu’a rendus la troisième légion. — Luttes qu’elle a soutenues. — Tacfarinas. — Alarmes journalières. — Pourquoi l’Afrique n’a été qu’imparfaitement soumise.

chapitre quatrième
Les Campagnes

I
L’abondance des ruines, en Afrique, prouve la prospérité du pays sous les Romains. — Surprise qu’on en éprouve. — Difficultés que les Romains ont dû rencontrer. — Habitudes des indigènes. — Résistances de la nature. — Comment ils l’ont vaincue. — Travaux hydrauliques. — Puits et citernes. — Barrages.

II
La petite propriété. — Les habitants des mapalia. — Un paysan enrichi à Mactaris. — Les produits principaux de l’Afrique. — Les marchés. — L’Afrique fournit du blé à Rome.

III
Comment se sont formés les grands domaines en Afrique. — Les bains de Pompéianus. — Sa villa. — Son écurie. — Le bosquet du philosophe.

IV
Les domaines impériaux. — Administration des saltus. — Le Saltus Burunitanus. — Les conductores. — Les coloni. — Origines du colonat. — Fonctionnaires qui administraient les domaines de l’empereur.


chapitre cinquième
   Les villes — Timgad

I
Thamugadi. — L’arc de triomphe. — Le chemin de Lambèse à Théveste. — Le Forum. — Les statues. — La basilique. — L’autel de la Fortune Auguste. — La Curie. — La tribune aux harangues.

II
Destination du Forum. — Les jeux. — Les élections. — La summa honoraria. — Prodigalités des candidats. — Danger de ces prodigalités. — Le culte de Rome et d’Auguste.

III
Le marché de Timgad. — Le Capitole. — Le théâtre. — Le fort byzantin.      

IV
Timgad vu du fort byzantin. — Différence des villes romaines et de celles que nous bâtissons en Afrique. — Résultats de la magnificence des Romains. — Effet qu’elle produisait sur les visiteurs.


chapitre sixième
Les jeux publics — Douga et El-Djem

I
Dougga. — La ville punique. — La ville romaine. — Les arcs de triomphe. — Les temples.

II
Le cirque de Dougga. — Le théâtre. — Les gradins. — La scène.

III
El-Djem. — L’amphithéâtre. — L’architecture romaine.

IV
Les spectateurs dans les théâtres et dans les amphithéâtres antiques. — Rangs qui leur sont assignés. — Costumes qu’ils portent.

V
Les jeux du cirque. — Les chevaux numides. — Les courses antiques. — Les factions. — Les femmes aux courses. — La Pompa. — Une fantasia dans le cirque de Dougga.

VI
Les jeux de l’amphithéâtre. — Combats de gladiateurs. — Chasses. Une églogue de Calpurnius.

VII
Les jeux scéniques. — État du théâtre romain à la fin de la république. — Les cantica. — Genres nouveaux qui en sortent. — La tragédie chantée et dansée. — Pantomime. — Mime. — Les actrices des mimes. — Les missilia. — Importance des jeux scéniques en Afrique. — Résultats.


chapitre septième
La littérature africaine

I
Les écoles en Afrique. — L’éducation des jeunes gens. — Comment Rome l’encourage. — La rhétorique.

II
Les écrivains latins nés en Afrique. — Apulée. — Ses premières années. — Voyage en Grèce. — Séjour à Rome. — Retour à Carthage. — Mariage d’Apulée. — L’Apologie. — Conférences d’Apulée. — Les Florides.

III
Les Métamorphoses. — Sujet du roman. — Quel en est le héros ? — Apulée et Prétrone.

IV
Que doit Apulée à son pays ? — Où a-t-il pris les aventures qu’il raconte ? — D’où vient la langue qu’il parle ? — Lutte de l’école contre les patois. — Le latin d’Apulée. — La littérature africaine.

V
La poésie latine en Afrique. — Inscriptions en vers. — L’Anthologie.

VI
Dracontius. — Ses premières poésies. — Causes de sa disgrâce. — La Satisfactio ad regem Thrasamundum. — Le Carmen de Deo.


chapitre huitième
   La conquête des indigènes

I
Quel est le moyen d’avoir une statistique de l’Afrique romaine ? — Les inscriptions latines de l’Afrique. — Les Romains dans les pays vaincus. — Peut-on savoir le nombre de ceux qui se sont établis en Afrique ?

II
Politique des Romains à l’égard des peuples vaincus. — Il n’y avait pas entre eux et les Africains de haine nationale irrémédiable , — ni de véritable antipathie religieuse.

III
Que sont devenus les indigènes en Afrique ? — Comment ils arrivent à prendre des noms romains. — Quels sont les noms qu’ils prennent le plus volontiers.        

IV
Comment le latin s’est répandu en Afrique. — Le christianisme achève d’en étendre l’usage. — Le latin populaire. — Il est semblable à celui des autres contrées de l’Occident.

V
Autres langues parlées en Afrique. — Le punique. — Le berbère. — Les tribus indépendantes. — Sous quel régime vivaient-elles ? — Sont-elles restées tout à fait étrangères à la civilisation romaine ?

VI
Conclusion