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SUÁREZ Francisco  

Disputes métaphysiques XXVIII-XXIX

2-84137-234-8 - Année : 2009 - 288 Pages - 28.4 €
Edition traduite (latin), présentée et annotée par Jean-Paul Coujou
COMMANDE


Les Disputes métaphysiques XXVIII et XXIX de F. Suarez (1548-1617) par la distinction qu’elles effectuent entre l’ordre du fini et de l’infini, constituent dans la période de la seconde scolastique, un moment charnière dans l’exposition systématique de l’objet et de la finalité de l’ontologie. Il s’agit de mener à son terme le projet de cette dernière, à savoir la représentation universelle et abstraite de l’étant au moyen de sa détermination conceptuelle, tout en préservant la pertinence de la relation établie par la théologie entre deux dénominations d’étant : d’une part, celle attribuée à la créature et, d’autre part, celle attribuée au Créateur.

Car si entre Dieu, étant infini, et ce qui n’est pas Dieu, l’écart est infini, comment maintenir l’unité de la métaphysique tout en rendant compte de la spécificité de la communauté d’être entre le créé et le Créateur ? Il semble impossible d’échapper à l’inscription de la pensée de l’étant dans l’alternative de l’équivocité ou de l’univocité. Soit l’équivocité de l’étant mine la légitimité de la différence fondatrice entre le fini et l’infini, soit l’univocité de l’étant confronte à la menace de rendre incompréhensibles les limites du rapport de ressemblance de la créature à Dieu.
L’examen historico-critique de la question de l’analogie de l’étant chez Suárez est précisément destiné à créer les conditions d’un dépassement des apories suscitées par la communauté d’être entre le Créateur et le créé. Tel est le pari suarézien : faire de son ontologie la condition de l’accomplissement et de la production de l’intelligibilité de sa théologie naturelle, et concevoir la théologie révélée comme ce qui, dans son dessein, renvoie la compréhension transcendantale de l’étant à ses propres limites.




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SOMMAIRE



Remarques du traducteur

Introduction
Jean-Paul Coujou
Quelle communauté d’être pour le Créateur et la créature ? La légitimité de l’articulation
de la théologie à l’ontologie à l’épreuve de la question de l’analogie de l’étant
A) Le projet métaphysique des Disputes XXVIII-XXIX et la question du fini et de l’infini
B) L’héritage thomiste
C) L’analogie de proportionnalité chez Cajetan
D) Diego Mas, un contemporain de Suárez
E) L’analogie d’attribution intrinsèque chez Suárez. Décisions théologiques et ontologiques
1) Univocité, équivocité et analogie
2) Analogie et compréhension de l’être de l’étant
Conclusion

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Dispute XXVIII
De la première division de l’étant en étant absolument infini et fini, et des autres divisions équivalentes à cette dernière

SECTION I
LA DIVISION DE L’ÉTANT EN ÉTANT FINI ET INFINI EST-ELLE CORRECTE ET QUELLES SONT LES DIVISIONS QUI LUI SONT ÉQUIVALENTES ?

SECTION II
EST-CE QUE LA DIVISION DE L’ÉTANT EN FINI ET INFINI AINSI QUE DANS LES AUTRES MEMBRES ÉQUIVALENTS EST SUFFISANTE ET ADÉQUATE ?

SECTION III
Une telle division est-elle univoque ou analogue ? Première thèse : la division est équivoque



DISPUTE XXIX
De Dieu, étant premier et substance incréée, en tant que l’on peut connaitre son être même par la raison naturelle

SECTION PREMIERE
POSSIBILITÉ DE DÉMONTRER L’EXISTENCE D’UN ÉTANT INCRÉÉ PAR UN ARGUMENT PHYSIQUE OU MÉTAPHYSIQUE

SECTION II
PEUT-ON PROUVER A POSTERIORI L’ETRE DE DIEU EN DÉMONTRANT UNIQUEMENT QU’IL Y A UN ÉTANT INCRÉÉ?

SECTION III
PEUT-ON DÉMONTRER A PRIORI, SELON UNE MODALITÉ QUELCONQUE, L'ÊTRE DE DIEU ?

Bibliographie

Index des noms