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RICHIR Marc  

Fragments phénoménologiques sur le langage

2-84137-224-9 - Année : 2008 - 272 Pages - 25 €
COMMANDE


Ces Fragments phénoménologiques sur le langage font suite aux Fragments phénoménologiques sur le temps et l’espace déjà publiés dans la même collection. « Fragments » en raison de l’inachèvement de principe de la « chose » elle-même, de l’impossibilité d’en traiter sous la forme d’un système, dans la discursivité mettant en ordre successif tous ses aspects, en raison aussi de la précarité et des incertitudes qui ne cessent de surgir quant à la pertinence, à ce registre, de la langue philosophique que parle encore la phénoménologie.
À ce registre : c’est-à-dire au sein du champ infini d’instabilités « phantastiques », effectives, potentielles et même virtuelles, ouvert dans des profondeurs archaïques à peine entrevues par Husserl, dès lors que la distinction est faite entre le langage – classiquement : la pensée en son acception cartésienne – et la langue, entre le sens se faisant dans son extrême fluidité tout immatérielle et les significations. Du point de vue méthodologique, la question n’est plus celle, husserlienne, de l’intuition, de la coextensivité qu’elle implique de la réduction phénoménologique transcendantale et de la réduction eidétique, mais par la médiation de l’épochè hyperbolique, celle d’un contact, en et par un écart de très singulière «nature» entre le soi en chemin vers soi du phénoménologue et la Sache selbst.
À travers ces Fragments, qui proposent un parcours « éclaté » passant par la « pensée », l’imagination, la poésie, le concept et le mythe, s’achève, dans l’esprit de l’auteur, un cycle commencé en 1992 avec les Méditations phénoménologiques. Ces passages peuvent être effectués en plusieurs sens, selon les libres choix et l’inspiration du lecteur, au fil d’autres parcours de la constellation. C’est une autre manière de pratiquer la phénoménologie qui est finalement proposée, un autre exercice de la rigueur, à distance de la construction spéculative et de l’architecture imaginaire, et où la philosophie paraît sans doute sous un jour nouveau.